Twyfelfontein

Découvrez "Twyfelfontein"Découvrez la région avec notre agence locale

Les lits de rivières asséchées

Twyfelfontein signifie littéralement fontaine hésitante. Le site consiste en une vallée flanquée par des montagnes de grès qui reçoivent très peu de précipitations et disposent d'une amplitude thermique importante. Il se situe dans la Kunene, dans le nord-ouest de la Namibie, plus précisément dans la vallée du Huab dans la formation du mont Etjo. Une source, ce qui est très rare dans cette région aride se trouve dans cette vallée. A tel point qu'un des Boers s'étant installé là-bas, David Lenin, s'est battu pour extraire assez d'eau de cette source afin de subvenir aux besoins de sa famille et de son troupeau.

En Namibie depuis bien longtemps l'eau se trouve en nappes phréatiques. Un phénomène qu'on comprend bien vite en traversant des lits de rivières asséchés où pourtant des acacias feuillus poussent encore sur les berges, ou dans le parc national d'Etosha où les points d'eaux sont alimentés par pompage et où le Pan n'est depuis longtemps qu'une croûte de sel blanc.

La Namibie est un pays où le sable est partout. Conséquence : moins de 1% des terres sont arables et la majeure partie des minces réserves d'eau du pays est utilisée pour l'élevage. Mais une découverte de première importance pourrait changer l'avenir du pays. Une nappe phréatique souterraine géante a en effet été découverte dans le nord du pays. Nommé Ohangwena II, ce réservoir d'eau naturel pourrait permettre, dans le futur, de fournir de l'eau à près de 40% des 2,3 millions d'habitants du pays. L'eau qui y regorge, et qui date de 10 000 ans, est en effet potable et de très bonne qualité.

Les lits de rivières asséchées
Les gravures rupestres de Twyfelfontein

Les gravures rupestres de Twyfelfontein

Ce site archéologique de Namibie a été inscrit en 2007 sur la liste du Patrimoine Mondial.

Cette concentration importante de pétroglyphes compte près de 2 000 figures répertoriées. Elle est divisée en 15 autres sites plus petits tels que les a classifiés Scherz en 1975. Les objets retrouvés sur le site incluent des outils en pierre dont la plupart sont faits en quartzite. Le type et la forme de ces outils indiquent qu'ils ont été utilisés non seulement sur de la pierre mais aussi sur du bois ou pour travailler le cuir. On a aussi retrouvé des pendentifs faits avec des fragments d'?ufs d'autruche. Du charbon de bois, des fragments d'os et des poteries non décorées ont été aussi déterrés. La poterie aurait été produite par les premiers fermiers installés ici, avant l'âge de pierre et les dessins rupestres.

La valeur archéologique du site est incomparable avec son importante collection d'art rupestre. Les trouvailles confirment l'origine chamanique des gravures car la nourriture trouvée sur le site provient d'antilopes, de damans de rocher et de lézards et non pas des animaux dessinés sur les rochers.

Le phénomène d'énormes ufs de Pâques naturels

Au fil des millénaires, cette région a traversé des périodes de marais et de forêts, de glaciers, de déserts et d'activité volcanique. L'Amérique du Sud et l'Afrique se sont séparées il y a quelque 120 millions d'années. Les coulées de lave qui s'ensuivent sont visibles aux attractions géologiques, Burnt Mountain et les tuyaux d'organes. Il y a 180 millions d'années, le climat s'est réchauffé et de vastes régions d'Afrique australe et d'Amérique du Sud sont devenues désertiques. Les vestiges pétrifiés des anciennes dunes de sable entourent la vallée de Twyfelfontein. Le grès a érodé en formes fantastiques, fournissant une vaste toile naturelle pour les artistes préhistoriques.

On y rencontre aussi d'énormes rochers en forme d'?ufs de Pâques de plus de 3m de haut, à perte de vue.

Les arbres parsèment les lits asséchés des rivières, témoignage de l'eau souterraine qui fournit le peuple Damara et les troupeaux résidents de springboks, d'éléphants du désert et de léopards, leur permettant de survivre.

La vallée de Twyfelfontein est entourée de crêtes et de dômes de roche cloquée, fracturée par les forces de la chaleur et du temps. Des fragments de cristal sont incrustés dans les roches et dispersés sous les pieds. Les collines en forme de dôme ont 560 millions d'années. À Twyfelfontein, les rochers racontent l'histoire d'un peuple et d'une époque bien plus ancienne que la Damara.

Le phénomène d'énormes ufs de Pâques naturels

La Namibie est pour moi le pays d'Afrique Australe le plus sauvage, hors sentiers battus.

En dehors de la route principale qui sert de colonne vertébrale au pays, on se retrouve toute de suite sur des pistes de cailloux, certaines damées..., parmi un paysage aride toujours différents.

Les étendues rouges parsemées du bush ras et épineux des abords du désert du Kalahari n'ont rien à voir avec les dunes orangées du désert du Namib !

Pas plus que les rochers en forme d’œufs à perte de vue du Damaraland ne peuvent se comparer au Kaokoland entre Etosha et Atlantique.

Et pourtant la constante de l'aridité, des couleurs saturées, de la nature sauvage, est toujours là.
La Namibie, c'est l'Outback version africaine !

L'anecdote du chef de destination