compensation territoriale®
L'idée n'est pas de compenser au gramme près les CO2 générés par le voyage, mais plutôt, dans une vision constructive long terme, d'aider des peuples à protéger et à conserver un écosystème menacé, à valoriser les savoirs traditionnels, à construire développement durable et à s'assurer un mode de vie digne dans un territoire.
Il va de soi qu'il ne s'agit pas de compenser les effets d'un tourisme qui n'aurait pas fait en amont un travail concret de convergence avec les critères du tourisme responsable. Et ce tourisme ne deviendrait pas responsable au motif de financer des actions territoriales. L'activité touristique doit elle-même gérer les nuisances directes qu'elle génère, s'en préoccuper et les minimiser. La compensation territoriale vient en sus. La compensation territoriale ne donne pas le droit de détériorer un territoire . L'empreinte du touriste doit être supportable par le territoire.
Pourquoi un voyageur est-il concerné par ce type de soutien ?
Nous partons de l'idée qu'un voyageur ne consomme pas seulement du kérosène, mais aussi un territoire, et donc des biens communs aux habitants. En général le voyageur profite d'infrastructures, de chaînes de compétences, de ressources paysagères (d'origine anthropiques et naturelles), d'environnements préservés, de patrimoines culturels, en fait tout ce qui fait l'attractivité d'un territoire, sans contribuer nécessairement à sa préservation ou à son développement harmonieux.
D'où la notion d'une compensation territoriale, la majorité des habitants d'un territoire ne bénéficiant pas des retombées directes du tourisme. Si dans les pays du Nord et quelques pays du Sud, il existe de nombreux mécanismes fiscaux ou institutionnels pour l'aide au développement territorial, dans beaucoup de pays du Sud, le manque de moyens (financiers, humains, structurels,etc.) laisse les territoires sans gouvernance ni maîtrise de leur développement et certaines communautés démunies face aux intérêts économiques, Voire même sans possibilité réelle de se mettre en position de recevoir des touristes. En ce sens, la compensation territoriale vient compenser la carence de l'état dans les pays concernés.
Concrètement combien coûte cette compensation ?
Pour un long courrier aller retour, la compensation s'élève à 50€ par passager. 20€ sont pris en charge par la Route des Voyages et 30€ par le voyageur.
Pour un moyen courrier (Proche Orient, Afrique du Nord) la compensation s'élève à 35€ par passager. 15€ sont pris en charge par la Route des Voyages et 20€ par le voyageur.
La Route des Voyages inclut dans ses devis le coût de cette compensation.
La compensation territoriale n'est pas obligatoire.


