• compensation territoriale®

    La Route des Voyages propose à ses clients une compensation territoriale en participant à 2 projets, l'un situé en Équateur et l'autre en Bolivie.
    compensation territoriale®

compensation territoriale®

La compensation territoriale®

L'idée n'est pas de compenser au gramme près les CO2 générés par le voyage, mais plutôt, dans une vision constructive long terme, d'aider des peuples à protéger et à conserver un écosystème menacé, à valoriser les savoirs traditionnels, à construire développement durable et à s'assurer un mode de vie digne dans un territoire.

Pourquoi un voyageur est-il concerné par ce type de soutien ?

Nous partons de l'idée défendue par VVE (association de voyageurs et voyagistes éco-responsables) qu'un voyageur ne consomme pas seulement du kérosène, mais aussi un territoire, et donc des biens communs aux habitants. En général le voyageur profite d'infrastructures, de chaînes de compétences, de ressources paysagères (d'origine anthropiques et naturelles), d'environnements préservés, de patrimoines culturels, en fait tout ce qui fait l'attractivité d'un territoire, sans contribuer nécessairement à sa préservation ou à son développement harmonieux.

D'où la notion d'une compensation territoriale, la majorité des habitants d'un territoire ne bénéficiant pas des retombées directes du tourisme. Si en France il existe de nombreux mécanismes (taxe de séjour, subventions institutionnelles...) pour l'aide au développement touristique et/ou territorial, dans les pays du Sud, le manque de moyens (financiers, humains, structurels,etc.) laisse les territoires d'accueil sans gouvernance ni maîtrise de leur développement et certaines communautés démunies face aux intérêts économiques.

Il va également de soi qu'il ne s'agit pas de compenser les effets d'un tourisme qui n'aurait pas fait en amont un travail concret de convergence avec les critères du tourisme responsable. Et ce tourisme ne deviendrait pas responsable au motif de financer des actions territoriales. L'activité touristique doit elle-même gérer les nuisances directes qu'elle génère, s'en préoccuper et les minimiser. La compensation territoriale vient en sus.

Le projet du peuple kwicha de Sarayaku en Equateur

La Route des Voyages soutient ce peuple et son projet frontière de vie pour les raisons suivantes :

  • Elle résiste de façon exemplaire depuis 30 ans. Elle lutte, par des moyens pacifiques, contre la destruction de la forêt Amazonienne par les compagnies pétrolières
  • elle plante, à la limite de son territoire, des arbres dont la canopée fleurie, visible du ciel, protège des milliers d'hectares de forêt primaire
  • elle s'efforce de générer les ressources économiques nécessaires pour garder leur indépendance et préserver leur culture
  • elle a elle même développé et mis en oeuvre ses actions, sans appui extérieur

Il faut savoir que la situation des communautés indiennes de la forêt Amazonienne est très complexe : atteintes de plein fouet par la modernité, leurs modes de vie traditionnels se sont effondrés sans faire place à un nouvel équilibre. Les jeunes générations flottent en l'absence de modèles, quittent leur villages et se perdent bien souvent dans les bidonvilles.

La priorité est de renforcer, en la valorisant, leur identité culturelle : c'est la condition indispensable pour retrouver, dans un monde en pleine mutation, le chemin d'un nouvel équilibre. Pour cela, les indiens de Sarayaku pensent qu'il ne faut pas se couper du monde, mais au contraire s'ouvrir vers la réalité contemporaine. Concrètement, cela suppose de mettre en place des projets leur permettant d'accéder à des ressources économiques tout en valorisant et en protégeant leur milieu naturel, leur mode de vie, et leurs savoirs.

Par exemple ils ont choisi d'accueillir des visiteurs venus de l'extérieur dans une démarche de «tourisme communautaire». Ce sont eux-mêmes qui ont initié le projet, construit les structures d'accueil, conçu le mode de gestion communautaire...

Et surtout ce peuple doit lutter au quotidien pour préserver son environnement, la forêt Amazonienne, qui est fortement menacée par l'exploitation du pétrole : 13 millions d'hectares, soit près de la moitié de la surface de l'Équateur, ont été concédés à des sociétés pétrolières. Pendant les 20 dernières années l'extraction du pétrole a été opérée sans aucun respect environnemental : des millions de mètres cubes de liquide toxique déversés dans les rivières, des milliers de tonnes de pétrole répandus sur le sol accidentellement, des centaines de dépôts de produits toxiques abandonnés à ciel ouvert... Ce sont plus d'un million d'hectares de forêt contaminés, 30 000 personnes empoisonnées... Un procès s'est ouvert le 21 Octobre 2003. Mais de nouvelles exploitations sont prévues... notamment dans la zone de la communauté de Sarayaku.

Alors, ces communautés équatoriennes se sont regroupées et tentent de défendre leur cause auprès du gouvernement Équatorien et de la communauté internationale.

Le projet «Solidarité Bolivie» en Bolivie

La Route des Voyages , à forte identité Amérique Sud, a choisi de soutenir Solidarité Bolivie parce que :

  • cette association œuvre depuis 25 ans en faveur de la promotion humaine en divers lieux de Bolivie.
  • Elle a en effet constitué un réseau d'acteurs locaux dans les domaines de l'éducation, l'insertion sociale, le maintien des savoirs culturels...
  • elle finance la réalisation de projets collectifs à l'initiative de communautés ou groupes locaux.

Parmi les différents projets soutenus par Solidarité Bolivie, la Route des voyages a choisi d'aider le projet « Solstice » , au nom symbolique dans le monde indigène puisqu'il signifie changement : le centre Solstice est né à El Alto en 2006, à l'initiative de locaux désireux de venir en aide à l' Enfance et l 'Adolescence en situation de risque, orientant leur action vers la défense des droits des enfants notamment du droit à la scolarité et contre la maltraitance . L'action vise une population Aymara, immigrée des provinces rurales.

Concrètement, l'équipe repère dans les classes les enfants en échec scolaire, voués à terme à vivre dans la rue, grâce à un partenariat qui s'est peu à peu mis en place avec les enseignants. L' équipe assure un suivi personnalisé, y compris psychologique, une remise à niveau , un soutien scolaire, en collaboration avec les familles. L'objectif est le réinsertion intégrale de l'enfant dans sa famille, son quartier , son collège.

Concrètement à combien se monte cette compensation ?

La Route des Voyages inclut dans ses devis le coût de cette compensation. Pour un long courrier aller retour, la compensation s'élève à 50€ par passager. 20€ sont pris en charge par la Route des Voyages (dont 5€ reversés à VVE) et 30€ par le voyageur. Pour un moyen courrier (Proche Orient, Afrique du Nord) la compensation s'élève à 35€ par passager. 15€ sont pris en charge par la Route des Voyages (dont 5€ reversés à VVE) et 20€ par le voyageur. Chaque voyageur devient ainsi membre de l'association VVE pour l'année en cours.